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69%

Jusqu’à 69% des patients arrivant en salle de surveillance post-interventionnelle sont hypothermes

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13%

10 minutes de réchauffement préopératoire permettent de limiter la survenue de l’hypothermie à 13%

 
La thermorégulation du patient anesthésié

L’anesthésie locale ou générale provoque une diminution conséquente de la température centrale du patient pouvant engendrer une hypothermie modérée ou sévère suivant les cas.

Cette hypothermie est la résultante de 3 facteurs :
- Un environnement froid auquel est soumis le patient
- Une inhibition de la thermorégulation par les agents anesthésiques
- Un bilan thermique négatif (pertes > production).
 
 
Avant l'induction
Afin de limiter le risque d’apparition d’une hypothermie, il est indispensable, avant toute induction, d’isoler le patient prémédiqué de son environnement. Différents travaux ont montré que plus cette prise en charge est précoce, plus on limite l’apparition d’une hypothermie per-opératoire.

Le phénomène de redistribution
Il apparait d’après les études que la baisse la plus importante de la température centrale intervient dans la première demi-heure après l’induction. Cette baisse est liée au phénomène de redistribution induite par les agents anesthésiques provoquant une vasodilatation systématique. Le gradient de température entre le noyau et la périphérie étant réduit, le patient est soumis à un refroidissement cutané plus important que chez le sujet éveillé.

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80%

80% des pertes thermiques chez un patient anesthésié se font au niveau cutané

L'origine des pertes thermiques
Puisque 80% des pertes thermiques chez un patient anesthésié se font au niveau cutané, la surface d’échange entre la couverture et la peau du patient est fondamentale. Pour certaines chirurgies nécessitant un accès chirurgical important (lors de chirurgies cardiaques ou thoraciques par exemple), la solution consiste à utiliser non pas une couverture sur le corps mais un matelas.







L'air pulsé
Le réchauffement par air pulsé est la technique de traitement la plus efficace et celle qui présente le moins de risque de contamination

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0.25°C

La perfusion d’un litre de soluté ou la transfusion d’un culot de sang entraine une chute de la température centrale de votre patient de 0,25°C

Le réchauffement du sang et des solutés
Il est admis aujourd’hui que le réchauffement de toutes les perfusions limite le risque d’hypothermie per-opératoire. De même, le réchauffement des fluides d’irrigation (en urologie par exemple) réduit les pertes caloriques du patient au regard des volumes considérables utilisés. Les études signalent aussi que lors de remplissages massifs, il est indispensable, sous peine d’augmenter la morbidité, de réchauffer le sang et cela même lors de l’utilisation d’un transfuseur autologue.




Références
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